Comandini, 7 aprile 1881
• Barthélemy de Saint-Hilaire scrive lungamente a De Noailles sulla questione tunisina e la rivalità franco-italiana e dice che l’azione francese è pienamente giustificata dalla necessità di difendersi da attacchi alle frontiere: «L’Italie ne le comprendrait-elle pas? Oublierait-elle, par suite d’un malentendu funeste, les vieilles sympathies qui existent entre elle et nous? Se méprendrait-elle sur ses véritables intérêts autant que sur les nôtres? Ne sommes-nous pas faits pour marcher d’accord en Europe, au lieu d’aller chercher en Afrique, pour nous y diviser, un terrain où nos intérêts ne paraissent divergents que parce qu’ils sont mal compris? Nous n’hésitons pas a reconnaìtre que l’amitié de l’Italie nous est précieuse et même, si l’on veut, à quelques égards nécessaire; mais la nôtre lui serait-elle indifférente? Est-ce que, si demain nous étions amenés, par de causes que je ne veux pas prévoir, à fermer à l’Italie notre marché financier, il n’y aurait pas pour ses finances un échec, très sensible dans cette mesure, que nous n’adopterions qu’à la dernière extrémité et avec douleur? Est-ce que, sur bien d’autres points encore, la France et l’Italie, si elles en venaient à ne plus s’entendre, ne pourraient pas se porter mutuellement des atteintes déplorables»
• Barthélemy de Saint-Hilaire scrive lungamente a De Noailles sulla questione tunisina e la rivalità franco-italiana e dice che l’azione francese è pienamente giustificata dalla necessità di difendersi da attacchi alle frontiere: «L’Italie ne le comprendrait-elle pas? Oublierait-elle, par suite d’un malentendu funeste, les vieilles sympathies qui existent entre elle et nous? Se méprendrait-elle sur ses véritables intérêts autant que sur les nôtres? Ne sommes-nous pas faits pour marcher d’accord en Europe, au lieu d’aller chercher en Afrique, pour nous y diviser, un terrain où nos intérêts ne paraissent divergents que parce qu’ils sont mal compris? Nous n’hésitons pas a reconnaìtre que l’amitié de l’Italie nous est précieuse et même, si l’on veut, à quelques égards nécessaire; mais la nôtre lui serait-elle indifférente? Est-ce que, si demain nous étions amenés, par de causes que je ne veux pas prévoir, à fermer à l’Italie notre marché financier, il n’y aurait pas pour ses finances un échec, très sensible dans cette mesure, que nous n’adopterions qu’à la dernière extrémité et avec douleur? Est-ce que, sur bien d’autres points encore, la France et l’Italie, si elles en venaient à ne plus s’entendre, ne pourraient pas se porter mutuellement des atteintes déplorables».